La Compagnie des Borborygmes

Voyages avec A.O. Barnabooth (en création, titre provisoire)

Tant le spectacle que le nom de la Compagnie constituent un hommage à Valery Larbaud et à son œuvre, entre le caractère savant du langage (racine grecque) et l’aspect plus primitif, ludique et sonore du nom « borborygmes » qui s’apparente à une onomatopée, phénomène d’ailleurs assez rare en français…

MISE EN VOIX, EN MUSIQUE ET EN LUMIERE DE POESIES DU RECUEIL DE VALERY LARBAUD, par Isabelle Grimbert, Ti Yann Février et Laurent Fallot

Valery-Larbaud
Valery Larbaud

Valery Larbaud a 27 ans lorsqu’il publie anonymement Poèmes par un riche amateur en 1908. Ceux-ci, devenus Les Poésies de A.O.Barnabooth, paraissent finalement au nom de l’écrivain en 1913.

Conception et présentation d’Isabelle Grimbert. Le texte : Les poésies de A.O. Barnabooth. A.O.Barnabooth (Archibald Olson) est un personnage fictif, imaginé par Valery Larbaud, qui lui a attribué ces poésies ainsi qu’un journal intime et un conte.

Dans une démarche très originale, novatrice, et avec un soupçon de drôlerie, – l’univers de l’enfance et du jeu ne sont jamais très loin chez Larbaud -, l’auteur entraîne le lecteur par cette poésie-fiction dans l’intimité de son personnage, lui faisant partager l’exploration du mystère de l’âme et de la pensée.

La poésie y apparaît comme expression sonore de la pensée, aussi inattendue, irrationnelle et incontrôlable, aussi charnelle et incongrue que des borborygmes…

Les Poésies de A.O.Barnabooth offrent la vision du monde d’un richissime voyageur, toujours relative à un point de vue intérieur (…) Le poète livre l’intériorité du personnage-auteur, les « borborygmes » de sa pensée, et par là même une vision du monde morcelée, déstructurée, paraissant plus onirique que réelle, parfois aux confins du fantastique. Celle-ci offre au lecteur des impressions, des images fugitives, mêlant présent et souvenirs, réalité prosaïque et grandeur historique, recréant finalement un monde aux couleurs et aux contours inattendus

« J’ai sur l’âme un cercle lumineux : le hublot, comme une vitrine de boutique où l’on vendrait la mer ; (…) J’ai sur l’âme un cercle lumineux qui voyage(…) »

La création musicale

Depuis très longtemps fascinée par ces textes, je souhaitais les faire sonner, en explorer la richesse et le mystère et les faire entendre. Mais leur complexité et leur densité me paraissait un peu inabordable, j’attendais qu’un déclic se produise…Ce fut le cas lorsque je rencontrai Ti Yann Février, sa démarche à la fois originale et sensible, son goût pour l’aventure, ses talents de multi-instrumentiste ainsi que son approche créative de la gestion technique du son. Son approche artistique et musicale correspondait parfaitement au caractère étrange et ludique à la fois des poésies de A.O Barnabooth.

Nous avons construit à chaque poème un univers sonore aussi proche que possible de ce que l’on en perçoit, en basant notre création sur nos réactions spontanées aux textes et dans une démarche préalable d’improvisation.

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Ti-Yann Février | Photo Magalie Fonteneau

Jeu sur le son et la couleur, et le tout dans l’ambiance de guitare rock-électro qui caractérise l’univers musical de Ti Yann et qui contribue à révéler la modernité de l’écriture et des textes de Valery Larbaud.  — Isabelle Grimbert

La création scénique

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Valery Larbaud

Est venue depuis, comme une évidence, l’envie de donner sur scène un véritable espace aux sonorités de ce voyage à la fois intérieur et cosmopolite.

Nous avons sollicité Laurent Fallot, un artiste de la lumière capable de créer un espace visuel à dimension poétique, des tableaux en écho ou en dialogue avec les textes, la voix et la musique, révélant, suggérant la richesse de points de vue, la multiplicité de facettes de l’univers des Poésies de A.O Barnabooth.

La scénographie révèlera le tiraillement du personnage entre son intériorité et sa soif du monde, entre l’espace étriqué de la cabine du bateau, de la chambre d’hôtel, du wagon-lit d’où il voit et d’où il rêve et l’espace entrevu ou fantasmé au-dehors… —  Isabelle GRIMBERT

C’était le plus altruiste, le plus généreux des amis littéraires, tendant la main aux écrivains étrangers ou français. (…) L’oeuvre de Valery Larbaud est une leçon d’amour, de liberté et de secrètes jouissances. Sa délicatesse et son érudition, son souci de la langue et de la musique, destinent cette oeuvre à ceux que Shakespeare appelait les « happy few », les heureux qui reconnaissent à la littérature le don magique de transcender la vie. — Michel Déon, de l’Académie Française

Ô vie réelle sans art et sans métaphores, sois à moi. — Larbaud cité par Robert Mallet (in Préface des Poésies parues chez Gallimard)

Pour écouter quelques extrait cliquez ici…

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